Ma Photo

Autre blog

01 février 2008

Le mariage civil...

J'ai assisté à un mariage civil il y a peu. Le dernier remontant à très loin, je ne savais pas de quoi il en retournait, et m'attendait bêtement à une belle cérémonie, festive et pleine d'émotions heureuses.

Mais c'était sans compter sur le fait que nous mettions les pieds chez le monstre froid.

Alors que le cortège, souriant et chaleureux, prend place tranquillement dans la salle des mariages, surgit de nulle part une musique d'orgue préenregistrée sur magnétophone et pousssée à fond : la musique habituelle de la cérémonie, elle fait tressaillir tous les invités et me casse les oreilles.

En attendant la suite, j'observe. Derrière l'autel, il y a une statue de Marianne en guise de Jesus, et sur le mur de droite, juste au dessus de moi, comme une icône, une photo de Chirac avec un air faussement bienveillant.

Devant, sur une marche de l'estrade, une employée municipale se tient droite comme un poteau et joue "l'enfant de coeur". Elle reste toujours statique, regardant nulle part, et soudain elle annonce le maire, avec une voix digne des criardes chinoises de l'armée rouge : "veuillez vous lever !". Extraits du code civil, dits avec foi et une fierté absurde par la jeune adjointe qui croit représenter quelquechose. Sermon de fidélité, "oui ou non", "bénédiction du maire et de l'Etat", "asseyez-vous", "levez vous", un autre employé effectue la quête pour les oeuvres sociales de la mairie (du 16e), "au revoir", le personnel nous invite à sortir et on a droit à une minute de l'infâme magnétophone en sortant. 10 minutes en tout.

Inhumain, déprimant, cassant, colère. L'Etat est un voleur, il n'a pas à mener la promesse d'amour, ni à l'adouber, il doit en prendre acte, point, pour les questions matérielles, ici est son rôle. Il vole ce qui est censé être le plus beau moment d'une vie.

Lors de cette cérémonie, on se serait cru dans un pays qui vient d'adopter le communisme et fait quelques petites concessions "d'opium" pour ne pas déshumaniser trop brutalement son peuple, avec une maladresse qui aggrave son cas et provoque une encore plus grande violence. Ridicule, froid, digne des pires films d'anticipation, et pourtant c'est bien la réalité, et c'est une réalité obligatoire à quiconque veut se marier en France.

Ici, se marier à l'Eglise est impossible si l'on n'est pas passé d'abord par cette horrible cérémonie d'Etat, elle nous est imposée. Le sermon du couple doit être fait d'abord devant le maire (et peu importe ses qualités individuelles), ou sous la photo du chef de l'Etat (souvent roi des pervers et des manipulateurs). Ce sermon, ce pacte d'amour, ce qu'il y a de plus beau dans la vie d'un Homme, cette valeur spirituelle fondamentale, l'Etat la vole, la brime, avec sa maladresse, sa froideur, et il rend ainsi stérile la cérémonie religieuse (les mots et le sermon ayant déjà été prononcés).

D'aucun prétexteront la laïcité, absurde ! Ici il y a abus, l'Etat ne se sépare pas du religieux, il cherche à le remplacer, le dominer, lui nuire, voir le copier. C'est une spécificité française. Pourquoi est il impossible de faire enregistrer son engagement à la mairie, pour les problèmes bassement matériels, tout simplement par un prêtre ou un rabbin qui signale le mariage, comme c'est le cas dans la plupart des démocraties ? Pourquoi est on obligé de se taper cette infâme cérémonie, pourquoi n'est on pas libre de choisir ? La laïcité c'est la séparation, pas l'opposition...

Dans le mariage religieux, le prêtre est au service du couple, qui est maître de sa cérémonie, c'est le couple qui décide de la musique, de ce qui est lu, de l'organisation, etc... Une religion agissant comme la "laïcité" dans cette cérémonie serait stigmatisée, taxée de fondamentalisme et d'obscurantisme.

Dans une démocratie normale, un couple a le droit de choisir son type de marriage, il ne va à la mairie que pour le signaler, signer un papier et point final. Le rôle de l'Etat se limite à cela, il est froid, administratif, il tamponne, valide, c'est un monstre froid qui n'a pas à se prendre pour plus que ce qu'il n'est, il doit être au service du peuple, pas l'opprimer, comme c'est ici le cas. L'Etat suit, ne s'impose pas...

La première des liberté chez un Homme est de choisir son mariage. Le rôle de l'Etat, c'est de s'occuper des problèmes régaliens, ici, en France il a une tendance dictatoriale. Face à cela, seule l'inadaptation est une solution : la non coopération, le refus, être hors la loi et passer-outre est ici une vertu. J'invite tout couple qui souhaite se marier à l'Eglise à se marier à l'étranger, ou à refuser cette cérémonie d'Etat en insitant inlassablement auprès des mairies pour qu'elles fassent leur travail : remplir des papiers, s'occuper des problèmes matériels, et en cherchant inlassablement à convaincre les maires d'officialiser le mariage sans cérémonie, par un simple rendez vous avec celui-ci ou l'adjoint qui prend acte.

La nouvelle idole déshumanise, brime les êtres, elle rend fade, froid, elle sort de son rôle, c'est une voleuse qui tue ce qu'il y a de beau et de bon, par pitié qu'en France on la fasse taire, qu'enfin la religion et l'Etat se séparent, qu'on laisse vivre le peuple, la première règle des droits de l'Homme est que les peuples sont libres de disposer d'eux mêmes. Au nom de cette règle, disposons de l'Etat qui vole le mariage, et disposons des statues de Marianne et des photos de Chirac, il y a un sentiment religieux qui pèse sur l'Etat en France, la laïcité s'impose à tous : ni crucifix ni Marianne dans les lieux publics.

L'Etat français se prend pour Dieu, l'Eglise, c'est un héritage de la révolution, qui n'a toujours pas été équilibré, et c'est la cause de bon nombre de problèmes français...

05 janvier 2008

La possibilité homme

Le logos (la logique), orienté par les lois de l'attachement et l'histoire émotionnelle de l'être, donne à chacun la capacité d'explorer et de construire un univers entier découlant de ses lois profondes, de se connaître soi-même et se sentir exister, ce qui est grisant.

Ces univers entiers existent en de multiples possibilités qui ne sont pas contradictoires (elles expriment même une certaine cohérence), et qu'il est fascinant de relier, en dépit du fait que chaque découvreur accorde souvent une importance primordiale à sa possibilité, et l'érige comme vérité éternelle et pour tous, car elle consiste en lutte pour sa survie (mettons cela de côté). 

Relier ces univers insite à croire que penser l'Homme, ce devrait être avant tout s'intéresser à des niveaux de réalités relatifs au biologique et à la psyché (le fonctionnement du cerveau et les lois premièrement évoquées), qui déterminent des réalités de sensibilité, de raison et de perception (à ne pas mépriser mais à aimer pour leur variété et les portes qu'elles ouvrent).

Le niveau de réalité du logos correspond ainsi à des lois identifiables à portée de tous. Si l'on cherche profondément (c'est ma conviction intime), en acceptant ce qui nous détermine, avec conscience de nos limites et en abattant le ressentiment, on peut s'intéresser par la "pensée" à un autre niveau de réalité, en accord avec des "lois" profondes biologiques et psychologiques, qui lui aussi, est une possibilité, mais qui, lui, pourrait être qualifié "possibilité homme" car c'est notre possibilité, infinie, en mouvement perpetuel.

On arrive alors à un stade qui exige de tout oublier, un stade que l'on ressent, que l'on ne raisonne pas, un stade qui transcende le langage, réducteur et fruit d'un stade déjà avancé sur un certain chemin qui est une possible. L'objectif est d'atteindre une grande lucidité psychologique, capable d'englober ce qui découle de la psychologie, de voir différents modes de psychologies et de les relier pour atteindre éventuellement une possibilité supérieure englobant toutes les autres.

Cela exige de tenter de dépasser tout ce qui nous détermine, tout en sachant vivre dans la dimension actuelle dans laquelle il faut exister, pour garder cette liberté d'action intérieure.

Il n'y a plus ni cause ni conséquence, ni logique (qui fait partie d'un autre plan), ni même intelligence, ou émotion. C'est quelque chose de fin, percéptible, qui ne peut être qualifié de "pensée", mais plutôt de grande lucidité ou quête, et qui laisse penser que "Dieu a créé l'Homme a son image", car il y a correspondance clair et net entre les lois de la Nature et celles de la psyché humaine...

14 décembre 2007

La droiture envers les femmes

Imagine toi, dans un moment de faiblesse, rencontrer une femme qui t'inspire profondément par son élégance, sa finesse, son intelligence, son charme, sa maturité, ses formes... Une femme que tu aimes déjà pour tout ce qu'elle peut être avec toi, une personne en qui tu crois, et que tu vois sous tes yeux dérailler vers son côté sombre, côté sombre qui est tout entier dirigé contre toi, pour te rendre amoureux d'un sale amour qui te rongera jusqu'au restant de tes jours...

Une femme qui utilise tous ses talents de séduction, de roublardise, de perversité, pour te réduire à néant et te garder comme son petit joujou préféré, joujou inventé pour satisfaire un réel imaginaire issu de son ego : l'emballage splendide des bas fonds des névroses de l'esprit humain.

Ce côté sombre, à cet instant, tu l'aimerais, car il reflète sa vraie personne, il la rend plus évidente. Ego que tu aimerais donc, et auquel si tu répondais, tu serais heureux, mais t'enfoncerais dans la plus noire et dramatique des relations, qui te rendrait fou. -serais tu capable de ressentir cela?-

Imagine toi alors agir ainsi face à elle : aller par delà tes sentiments, pulsions, tous les désirs de ton corps et de ta psyché. Imagine toi sous le charme et la tentation, mobilisant toutes tes ressources psychiques et morales pour rester droit et agir juste, par amour pour elle, loyauté envers comment tu la ressens, en sachant qu'en agissant ainsi, il t'arrivera ce que tu désires le moins au monde : tu la perdras pour toujours, elle t'imaginera de travers, et tu seras rongé par les remords que tu seras condamné à combattre seul pendant des mois ou des années.

Que ferais-tu ? Qu'aurais-tu à regretter en agissant ainsi ? La femme est l'égal de l'homme, elle est responsable et peut échouer à bâtir un amour si elle laisse s'exprimer son démon. Une femme peut ne pas être prête, mûre, et laisser passer une chance unique. Tu n'es pas responsable, tu l'as aidée, tu t'es préservé, tu as été grand et tu en trouveras d'autres, prêtes, elles. Oublie la. N'abandonne jamais espoir et garde ça en tête, même seul contre tous, ignore les immatures, les lâches qui ont abandonné ou ceux qui n'ont jamais rien vu, méprise ceux qui ne savent faire des choix.

Continue à agir juste envers les femmes, à croire en elles, quel qu'en soit le prix, quitte à te voiler si tu réalises que trop t'aiment et souffrent car elles n'ont jamais vu d'Homme véritable, et que tu sens que tu n'es pas le leur. C'est ce dont elles ont le plus besoin.

04 juillet 2007

Spiritualité matérialiste

Quand je serai mort, mon corps se désagrégera. Chaque élément qui le compose : os, peau, veines, retournera à la terre. Chaque particule libérée nourrira la terre, se mêlera à elle, et contribuera au grand cycle de la vie, à de nouvelles naissances, morts...

Il en va de même pour mon esprit : les grandes émotions, joies et tristesses, qui affectent mon corps, traversent le temps et les lieux au moment même où je les vis. Elles nourrissent l'humanité, son état général, et la font évoluer. En cela je suis responsable et dois agir juste, être heureux. Je fais partie d'un tout, en cela je suis immortel...

Il est des règles profondes qui ne changeront jamais et auxquelles personne n'échappe. Elles engendrent tout le reste, à des degrés différents, les contradictions n'éxistent pas, seuls existent des plans ou degrés différents de mêmes lois profondes et immuables...

07 mai 2007

Un nouveau monde

La plus profonde vérité d’un homme ou d'un femme, c’est comment a-t-il été aimé ? Comment aime-t-il ? Comment cherche-t-il, dans la vie, à recréer cet amour originel par lequel le prisme de l’existence lui apparaît ?

Il est bien connu qu’un enfant non désiré aura tendance à rechercher passionnément l’inatteignable, et à repousser l’autre dès lors qu’il commence à l’aimer...

Un père ou une mère froide, qui aime à distance, avec ambivalence, qui refoule un amour perdu à travers les générations, et transmet le fardeau de son âme à son fils ou sa fille, est souvent lui-même enfant d’un "amour" sans amour, à caractère pathologique ou interressé.

Comment casser le cercle vicieux, changer le cours des choses, prendre son destin entre ses mains, si l’on se sait atteint de cette noirceur à l’âme, si l’on se sait « amour » destructeur, mal foutu, ambivalent, égocentrique et revanchard ?

Prendre conscience de ces faits, réaliser l’égalité vis-à-vis de la génération du dessus, leur situation identique, sinon pire, laisser parler la compassion, pardonner et agir. Eventuellement parler du fond de l'âme à la génération du dessus, qui peut guérir ses enfants et petits enfants, elle le fera car assagie, proche de la fin, clairvoyante, poussée vers la grande clarification pour partir en paix.

Faire preuve de force d’âme, lucidité, être toujours vrai et honnête envers soi-même, abattre le ressentiment.

Ces problèmes, je le sais, concernent la plupart des français, et particulièrement les "élites" c’est pour cela que j’en parle ici. L’espérance de vie grandissante fait qu’il est de plus en plus possible de faire ce chemin.

A chacun, chacune, aujourd’hui :

Si tu souffres de ces maux, et que tu as la force d’âme pour les soigner, ne pas les reproduire, les transmettre, faire ce chemin périlleux, douloureux, essentiel, vital, arriver au bout de ta quête, préserver et cultiver ton graal, partager ton expérience, alors tu n’auras pas seulement réussi à trouver la paix et à sauver ta famille, tu deviendras le véritable pionner d’un nouveau monde...

-Je ne pense pas que l'élection présidentielle et ses deux candidats reflètent une nouvelle norme pathologique des français, mais simplement celle de la classe politique en général, et des "meilleurs" candidats en particulier, ce qui est dramatique-

29 avril 2007

L'Homme est-il mauvais par nature? A-t-il besoin un Etat fort pour le discipliner, l'éduquer, le rendre solidaire et défenseur des faibles ?

L'Homme est-il bon par nature et n'a par conséquent pas besoin d'un Etat omniprésent qui le pervertit ? Doit-on cesser de le blâmer, et le laisser libre d"exprimer ses valeurs naturelles ? Cela rendra-t-il le monde globalement meilleur ?

Nous ne sommes tous ni anges, ni démons.

En cela François Bayrou est l'avenir et la voie de la sagesse.

16 février 2007

Experience mystique

Soir du 01/12/2006 :

Le matin de cette journée de Décembre, j'appris que mon principal fournisseur me proposait une remise dépassant mes espérances, l'après midi, mon second fournisseur, après de brèves mais astucieuses négociations, m'annonçait une remise supérieure de 3% à mes attentes. Satisfait de ces résultats, je me mis à douter sur l'importance des causes et conséquences de ces "cadeaux"...

Je croyais alors signer pour un très bon emplacement, qui me garantissait des remises élevées, mais pas à ce point. J'avais senti, chez mes interlocuteurs, un vif intérêt masqué par une étrange froideur, accrocheuse, envieuse, un brin agressive... Comme une envie de vouloir me donner des conseils, m'épauler, voir de simplement m'aider pour la noblesse de la cause s'ils sentaient mes suspicions. Mes fournisseurs, qui ne manquaient pas de culot, rivalisaient d'éloges, de soutien, et se concurrençaient dans l'espoir de faire bonne figure dans ma boutique, de l'envahir, pour la conquérir complètement, et peut être même, pour finalement me conquérir, moi, qui ne serai plus à même de garder le cap et finirai par perdre mon âme, être un simple employé de ceux-là même avec lesquels j'étais censé négocier. Le début d'un nouveau rapport de force, réclamant autorité, persévérance, et beaucoup de stress, que j'avais sous-estimé...

J'eus une première vision : fermant les yeux, je vis une forme noire, ronde, de laquelle partaient des infinités de ramifications, c'était la loi profonde du commerce, l'essence même du Dieu qui allait m'inviter au dialogue.

Je compris : les lois de la gestion, les chiffres, le négoce, mais surtout les lois profondes, schématiques, simples, vraies, froides et "cruelles", des lois de vie. Pour survivre, écarter les pressions, voir les coups bas, l'entreprise devrait grandir, encore et encore, devenir forte, imposer ses règles, dicter ses lois, inverser les rapports de force : ce serait une lutte implacable pour la survie. Je vis alors mon avenir : en grandissant, elle perdrait petit à petit son âme de départ, n'étant plus à taille humaine, il deviendrait difficile de la gérer, le stress et les responsabilités seraient encore plus grands. Quand je ne serai plus, mon successeur enterrera petit à petit mon entreprise, elle deviendra simple continuation, différente, sans âme, originalité, et je ne serais plus qu'un concept, une ligne directrice soumise à l'interprétation, posée sur le bloc notes des nouveaux dirigeants tout droit sortis de hautes écoles de commerce, qui n'auront pas appris par la vie, en autodidactes, dans le vrai et le réel, mais des hommes n'ayant jamais existé, appliquant des lois bêtement apprises à l'école...

Ce chemin obligatoire, écartant vraisemblablement toute possibilité de vie de famille, était-il une illusion ?

Il est peut être impossible de bien marcher seul, tranquillement, en paix, les lois du marché sont devenus telles qu'à moins d'être un petit dictateur on ne peut écarter les envieux, tenir sa boutique et continuer en paix au bon endroit dans une entreprise restant à taille humaine...

Je partis dans de profondes réflexions. C'est alors que le Dieu du commerce m'apparût dans toute sa grandeur. Il était beau, grand, fort, irradient, électrique, grave, terriblement intelligent. Il prononça ces paroles :

-Garderlecap ! C'est moi qui t'ai envoyé cette vision, ne te décourage pas, accepte mes lois, garde le cap et sois heureux de devenir un des moteurs du grand cycle de la vie !

Apaisé par ces paroles réconfortantes, je ne pus résister à l'envie de lui poser quelques questions pour dissiper les derniers doutes qui m'assaillaient :

- Ô Dieu du commerce, puis-je solliciter tes lumières sur un certain nombre de points ? En ces temps troublés, je te le confesse, j'ai besoin de ta guidance pour mener à bien mon entreprise.

- Je t'en prie garderlecap, tu m'as toujours été dévoué et tu restes l'un de mes rares fidèles...

- Trouves-tu raisonnable mon idée de redistribuer l'intégralité des bénéfices de l'entreprise, de façon équilibrée, entre tous les salariés dont je fais partie ?

- En vérité je te le dis, cela est juste et bon, tu n'exploiteras personne, tu seras heureux dans ton travail, apprécié, les employés se sentiront impliqués et deviendront plus productifs. C'est le bon sens même, et tout commerçant digne de ce nom se doit d'agir ainsi, je me désole tous les jours de voir les uns exploiter les autres et détruire toutes mes valeurs profondes...

- Mais, Ô Dieu du commerce, comment pourrais-je agir ainsi si je suis surchargé par les taxes, pourrais-je employer qui que ce soit ? Y aura-t-il encore des bénéfices à redistribuer ? Je t'avoue que mes rêves d'entreprise se voient découragés de jour en jour, l'administration est un cauchemar, les charges rendent impossible la moindre prise de risque, je ne peux écouter ma créativité et me fier à mes intuitions, j'ai de plus le sentiment d'être traité comme un voyou qu'il faut cadrer, pourquoi ne suis-je pas libre d'être moi-même ? Pour payer à mes concitoyens des TGV, des centrales nucléaires, des soins ? Sommes nous si en avance technologiquement en France ? A la pointe dans le domaine de la santé ? Avons nous moins de pauvres qu'ailleurs ? Un niveau de vie supérieur ? Ne penses-tu pas que les français doivent être libres de gérer leur argent comme ils l'entendent, qu'ils le gèreraient mieux que l'Etat, qui est en faillite ?

- Garderlecap mon ami. Tu sais trop bien qu'on ne peut se fier à l'Etat, il va être ton seul patron et c'est le premier des patrons voyous, c'est une entreprise illégale. Vois bien les maux dont souffre la France, je pleure tous les jours sur ce pays, si créatif, ingénieux, et mes pensées vont aux personnes comme toi, douées, éprises de liberté et oppressés par un monstre froid semi totalitaire. Bien sûr, ce sera difficile, mais tu peux le faire, j'en suis convaincu, et s'il n'y a pas de bénéfices à redistribuer, continue jusqu'à ce qu'il y en ait.

- Dieu sublime et majestueux, merci pour tes encouragements et ta confiance. Nous sommes ici en pleine période présidentielle, le Berlusconi français s'apprête à remporter les élections, et pourtant cette perspective ne m'effraie pas, je n'ai pas l'intention de voter et de promouvoir ma décision. Peux-tu me conseiller ?

-Garderlecap, ceci sera ma dernière réponse : puisque tu es chef d'une petite entreprise, et que tu te fais du souci pour elle, ne vote surtout pas à droite. La droite favorise les gros, qui délocalisent, ne génèrent aucun emploi, enregistrent une rentabilité et des profits records, ne redistribuent pas aux employés, sont soumises à des charges inférieures aux tiennes et ont droit à des exonérations fiscales obtenues par clientélisme et corruptions politiques. Vois ces cinq dernières années, les charges pour toi n'ont fait qu'augmenter, quand celles des gros qui ne génèrent aucune croissance n'ont fait que diminuer. Souviens-toi de l'ère Jospin, c’était une politique contraire, quel était le taux de chômage en ce temps ? Quelle était la croissance ?... Vois : la seule aujourd'hui qui insiste véritablement sur une baisse des charges pour les TPE-PME est Marie Georges Buffet... En vérité je te le dis, celui qui, en France, vote à droite pour des raisons économiques, fait preuve de bêtise, ou est un égoïste qui ne se soucie que de sa fortune personnelle, amassée sur l'exploitation des autres, et qu'il refuse de redistribuer, voir même, trop souvent, de dépenser égoïstement pour faire tourner une certaine économie qui façonne un monde sans intérêt. Je dois m'arrêter ici, le dossier des impôts sur le revenu ne me concerne pas, je n'ai pas de jugement à porter, adresse toi à ton Dieu intérieur si tu veux en savoir plus...

-Merci Ô Dieu si éminent au panthéon des lois célestes, je retiens tes conseils, et si je dois voter, je voterais à gauche ou au centre, ensemble nous combattrons l'inconsistant Berlusconi de France, qui veut gouverner comme un candidat et mettre en oeuvre la même politique désastreuse que son collègue Italien.

27 novembre 2006

Le triomphe des gitans

http://garderlecap.typepad.com/le_triomphe_des_gitans/

20 novembre 2006

Grandeur de Borat...

Borat est parti en guerre contre l'ignorance et la connerie humaine de la plus belle des façons.

Il renvoie chacun à son égo, à ce qu'il refoule, à ce qu'il a de plus bas, il bouscule et accouche les esprits, libère, rend honnête, profond, et il sait même faire aimer.

Sa démarche est celle d'un philosophe en action. Son chemin aux Etats-Unis vaut tous les traités d'anthropologie, ethnologie, sociologie, et explose les idéologies...

Tous les clichés, où qu'ils soient, s'effondrent, de part leur mise en absurdité, de même que toutes les règles arbitraires, convenances, cultures, identités, civilisations, pour laisser parfois place à des regards d'une beauté insoupçonnée chez ses interlocuteurs.

Ce film est une thérapie formidable pour tout homme qui s'est enchaîné dans le jeu social jusqu'à aveuglement.

Je recomande que tout contemporain qui ne se sent pas libre, tout être masculin cérébral, souffrant de bêtise, égocentrique, atteint d'une imagination sur le regard d'autrui à son égard trop importante, soit enmené et sanglé dans une salle de cinéma diffusant ce film. Une séance tous les deux jours si nécessaire, pour oublier les réticences, jusqu'à lâcher prise, comprendre, et se libérer.

Il y a du spirituel dans le message de Borat, une carrure de prophète dans son personage à la naïveté magnifique.

Ne nous y trompons pas. C'est l'oeuvre d'un grand qui n'a rient fait innocemment, qui savait ce qu'il voulait et comment l'obtenir, l'oeuvre d'un personage très intelligent, qui a une foi profonde, une certaine vision du monde et une espoir quand à son évolution,. Un artiste qui agit avec dix coups d'avance, grand sensible qui fait preuve dans ses performances de la plus haute intelligence émotionnelle dans le monde d'aujourd'hui, une figure d'avatar... C'est une oeuvre spirituelle, de foi, d'amour, un mal nécessaire à quiconque le ressentira comme tel.

Borat et son succès sont une note d'optimisme qui me donne foi en l'avenir.

09 novembre 2006

La puissance d'exister...

Sur le dernier livre de Michel Onfray :

Je trouve son témoignage sur son enfance émouvant et d'une grande profondeur. Il y a chez cette homme une sincère quête d'honêteté et je crois volontiers aux évènements qu'il relate sur l'orphelinat salésien.

Je regrette qu'il ne développe pas davantage sur la contradiction fondamentale, qu'il a pourtant mis en lumière, entre la pédagogie et le discours au sein de cet établissement.

D'après ses dires, les prêtres étaient encore profondément marqués par une conception "romaine" en matière d'éducation (Mai 68, ils ne connaissaient pas) : discipline de fer, punitions arbitraires, cruauté digne de chefs chimpanzés, harcèlement des faibles (pour tenter d'aller encore plus loin que la sélection naturelle), logiques de boucs émissaires, sévérité entrainant des violences corporelles, bizutages sous des yeux complices et vicieux, etc.

On croirait voir l'application "light" d'un traité de pédagogie romaine redécouvert à la Renaissance, et qui connut un grand succès à l'époque....

Cette méthode romaine, qui était restée profondément inscrite dans nos cultures européennes jusqu'au 20e siècle, et que nous avons heureusement dépassé grâce à la redécouverte de nos valeurs chrétiennes (sous des masques républicains et socialistes), visait à donner des citoyens/soldats forts, sans affectes, disciplinés, tenus par la peur, obéissants, et cruels, ce qui était nécessaire pour exterminer les prochaines conquêtes (c'est cette méthode sans limite dans la haine de l'humain qui a fait le "succès" de l'Empire et terrorisé l'Europe pendant des sciècles)...

Cette éducation à la romaine est dans cet orphelinat ornementée d'un discours chrétien (aime ton prochain comme toi-même), qui va dans le sens opposé de sa démarche, ce qui rendrait fou n'importe quel enfant doté de bon sens. Le résultat de cette aberration, cette friction entre les deux discours, nous l'observons à travers les personnages des prêtres : absurdes, sado masochiste, vicieux, tordus, pervers. Et chez les enfans : pommés, haineux, sans humanité.

La force qu'il a fallu à Michel Onfray pour résister à une telle machine infernale digne d'un film d'épouvante devait être surhumaine... J'ai sincèrement de l'admiration pour lui, et je comprends que toutes ses souffrances l'empêchent de discerner clairement le message chrétien, les évangiles, de celui des pères de l'Eglise eux même issus de courants lapidaires et SM comme le manichéisme (St Augustin pour ne citer que lui). Jésus n'a rien à voir là dedans et je ne l'ai jamais perçu comme un aristotélicen extrémiste, religieux et illuminé, bien au contraire.

Voici pour mes impression sur l'orphelinat, je souhaite maintenant parler du philosophe :

Sommes-nous totalement déterminés par notre enfance ? Est-il possible de lutter contre de telles blessures ? Comment abattre le ressentiment ?

Je pense que Michel Onfray n'a abbatu ni le ressentiment (ce qui est impossible), ni l'esprit de vengeance.

Cela se lit dans son style brûlant, dans sa démarche combative, et je l'ai moi même senti clairement lorsque dans un débat il fut poussé dans ses retranchements : il devint alors cruel, méchant, et il n'hésitait pas à frapper en dessous de la ceinture pris par un retour d'ego diabolique.

Il y a du tragique dans le destin de cet homme, pour qui j'ai beaucoup d'estime. Mon sentiment, après cette lecture, est une grande tristesse, j'ai l'impression qu'il lutte contre quelque chose contre lequel il ne peut rien, qu'il s'est lancé dans une mauvaise voie (mais en avait-il le choix?), j'ai peur qu'un jour il se "révèle" à lui même et qu'alors face à l'impasse dans laquelle il s'est engouffrée sa haine le mène à la folie lui et ceux qu'il aura entrainé sur son chemin.

Je suis d'accord à 99% avec Michel Onfray sur beaucoup de choses qu'il dit, je me réjouis de son travail pour populariser la philosophie qui est une passerrelle vers les arts, mais, même si mes pensées peuvent apparaître dans sa ligne, je suis en opposition avec lui sur des questions fondamentales, profondes, de bases, sur la démarche.

Je pense que nous sommes malheureusement déterminés par nos blessures, et que nos réponses à celles-ci, qu'elles qu'elles soient, ne peuvent être prises en exemple ou se muer en doctrines à projeter et enseigner. Cela vaut même pour les volontés de réconciliation. Ce qui part d'une blessure repose sur de mauvaises bases, c'est un fait, cela concerne un plan qui ne peut engendrer, à long terme, qu'un mal. Ceux qui construisent leurs vies, écrivent en partant de blessures profondes feraient mieux de relativiser leurs visions du monde et de faire confiance à ceux qui n'ont pas connu de tels problèmes (même s'ils sont moins spectaculaires).

J'ai peur que les effets d'une doctrine telle que l'hédonisme, une doctrine, présentée comme pommade contre les blessures de ce type (et l'on voit chez son tenant qu'elle ne marche pas -le plaisir est trouvé différemment selon les individus, il ne rend pas nécessairement heureux, il est même dangereux chez les grands blessés-), à long terme pourraient être très dommageables. 
A un degré infiniment moindre, comme beaucoup de français, j'ai la même blessure que lui. Pour autant, je ne défends pas avec véhémence la doctrine que je me suis inventé pour vivre avec, je ne la projette sur personne, et je n'ai aucune haine envers ceux qui l'ont créée.

Je connais mon âme. Comme la sienne, elle est douloureuse, je ne connaîtrais jamais le bonheur idéal puisque la vie des sens (que tout homme doit cultiver), me renvoie à cette blessure qui ne peut plus être réparée (ce qui est le cas pour lui aussi). Je ne cherche pas à plaire, au contraire, je laisse visible les conséquences de ma blessure pour bien montrer que je n'ai de leçons à donner à personne. Je ne fais pas confiance à mon énergie noire, de ressentiment, et je ne construis pas ma vie sur elle. Je sais qu'il n'y a pas de remède et que je devrais vivre avec, et je l'accepte, quitte à rester généralement triste, ce qui me permet d'être généralement heureux en voyant profondément.

Bien sûr je préfère le philosophe hédoniste à une personne comme notre cher et tendre ministre de l'intérieur, ou le candidat de la rupture, lui, inconscient et totalement décompléxé dans son ressentiment, qui cultive sa haine dans le bas monde de la politique en réveillant les énergies noires de nos compatriotes. Je pense néanmoins qu'une présidence de celui-ci, à long terme, aurait des conséquences moins dommageables que le succès d'une doctrine comme l'hédonisme.

Dans la vie, je fais confiance à ceux qui n'ont pas de blessures (ils sont devenus si rares). On les reconnaît aisément à leur façon de se tenir en dehors des élites, de se contenter de l'Autre, et de vivre simples et heureux...

PS : Cette première note de lecture ne signifie pas que d'autres suivront, je ne crois toujours qu'à la parole, à l'art de la conversation. En revanche, si ce blog peut servir de tremplin pour discuter de choses intéressantes, je suis toujours preneur.

07 novembre 2006

Je suis polythéiste

Je crois au Dieu que je viens de décrire, une intelligence universelle répondant à des lois précises et qui concerne tous les mammifères, voir, peut être (il faut l'espérer), la Nature.

Je crois également à un SuperDieu qui concerne l'univers, et que Dieu garde en son essence les attributs les plus profonds, chaotiques de ce SuperDieu. Ce SuperDieu me fait lui même croire à un SuperSuperDieu qui concerne l'univers et tout ce qui est extra-univers (par delà tout ce qui nous est connu et concevable pour le moment). Et puis, vu que tout cela semble sortir d'une même logique, lui même est probablement "dominé" par des SupersupersuperDieux mutlipliables à l'infini, et qui peuvent même paraître contradictoires les uns envers les autres pour des yeux à perception réduite (je n'ai jamais compris les contradictions). Le "tout" sur des plans infinis et même différents des plans (pas de faute de frappe).

Sur un autre plan, en dessous de Dieu, je crois à des petits dieux répondant à des lois différentes pour des champs différents, ainsi depuis ma récente conversion je prie le dieu du commerce tous les matins, régulièrement le dieu des parisiens, celui de la philosophie, comme ceux de mes relations avec certaines personnes, sans négliger Dieu bien sûr, celui de Jésus, auquel j'adhère à quelques nuances près (voir note précédente).

Ce qui serait amusant serait de nominer tous ces différents dieux et d'en faire une généalogie, mais nous n'allons pas recommencer ce que nous avons rejeté il y a près de 2000 ans n'est-ce pas ?...

Pour illustrer ce propos, prenons, par exemple, le dieu du commerce. Il répond à des lois de base auxquelles adhèrent toutes les sociétés humaines : le troc, l'échange d'intérêts, de compétences, services, etc. Il n'a pas bonne réputation et pour cause, il a une fâcheuse tendance à se transformer en dieu des escrocs (il faut dire que celui-ci est son fils), de plus, il ne fait pas toujours bon ménage avec Dieu, souvent Dieu le maltraite, comme cela fut notamment le cas au temple de Jérusalem il y a un certain temps...

Je crois également au dieu des mathématiques (même s'il m'intéresse moins), de la physique, de la biologie, de l'agriculture... bref, je ne suis pas monothéiste. Bien sûr, tous ces dieux ont leurs petits démons qui les aident à prendre conscience de ce qu'ils sont, et ils représentent tous une grand intelligence qu'il est bon de maintenir équilibrée.

L'intuition, dans différentes situations, peut nous aider à ressentir les dieux, à voir les liens, et à naviguer entre ces dieux pour adopter la bonne attitude et favoriser leurs ententes en Dieu, bien sûr, selon ce que nous dicte Dieu. Au delà de Dieu je crois que cela ne nous concerne pas pour le moment.

Une simple parenthèse pour signaler que garder le cap est de retour et encore plus fou qu'avant (même si tout ceci est parfaitement cohérent). Et maintenant intéressons nous au réel, tentons d'être divins, de satisfaire Dieu et de sauvegarder ses lois par l'intuition, dans un monde qui en a bien besoin

25 août 2006

Dieu, l'Amour, la Nature...

Dieu est Amour. Dieu est la Nature. L’Homme est Dieu quand la vérité profonde de la Nature: l’Amour, parle en lui.

Haine, cruauté, violence, colère, à l'intérieur de l'espèce, sont des conséquences de l’Amour, une façon pour lui de se préserver, et de se rendre plus évident, perceptible, réel...

Débarrassons nous des préjugés écologistes et anthropomorphes. Il est naturel que l’Homme pêche, chasse, qu’il se nourrisse et assure sa survie en utilisant la Nature, en agissant ainsi il est en harmonie avec elle… Tout en lui est guidé par cet instinct. Comme il est naturel que les amours à l’intérieur de l’espèce luttent pour leur conservation, car la vie naît d'amour (d'attachement)…

C'est ici que réside la sagesse universelle, plus facilement discernable chez les "primitifs"...

La "conscience divine", issue d'un sentiment d’amour général et d’harmonie avec la nature, est le vécu de cette vérité profonde…Il en va de même pour la prescience, les facultés d’empathie, etc.

L'Amour ne rend pas heureux, ni meilleur, ce n'est pas son rôle, il engendre probablement davantage de souffrances que de joies. Mais Nature et Amour sont par delà les notions humaines de bien et de mal…

Le bonheur vient de la conscience de soi, du sentiment profond d'harmonie avec la Nature, qui est Amour, "bête", cruelle, chaotique, et magnifique...

__________________________________________________________________________

God is Love. God is Nature. Man is God when the deep truth of Nature: Love, speaks trough him.

Hate, cruauty, violence, evil, in his kind, are consequences of Love, a way for him to keep himself, and to become more obvious, real …

Let’s get rid of ecologists clichés. It is natural Man fish, hunt, eats and struggle for his survive, by doing so, he is in harmony with Nature. All in him is lead by this instinct. As it is natural that loves inside his kind struggle for their survive, a man borns from Love (attachment)…

Here is the universal wizdom, more easily discern along the "primitives"...

Divine consciousness, feeling of general love, harmony with nature, are all revelations of this deep truth… So it is with prescience, abilities of empathiy…

Love does not make happy, nore better, he never was supposed to, and he likely gives more sufferings than happiness. But Love and Nature are beyond human notions of good and evil...

Happiness is self consciousness, this feeling of deep harmony with Nature, who is Love, "stupid", crual, chaotic, and beautifull...

31 juillet 2006

Imagination et folie...

L'imagination est un fléau.

Irréelle, terre des fantasmes, projections, peurs, la source de l'ego et le fruit de la solitude...

La réalité n'est que relations, l'imaginaire est une conséquence des manques relationnels, ou manques de communication entre les êtres. Elle comble ces manques et remplace un réel absent ou refusé.

La folie est un fruit de l’imaginaire, un imaginaire qui ne pense plus droit, qui a été balancé d'un extrême à l'autre, qui ne comprend pas la réalité, voir la refuse... Souvent le résultat de sentiments forts pour une réalité (autrui) changeante, ambivalente, mouvante et contradictoire, sans substance.

Une réalité qui veut rester dans l'imaginaire, refuse le dialogue, le réel, la connexion, l'empathie et l'intuition (reines du vrai), avec le plus grand mépris pour l'autre. Une réalité qui sombre et se perd.... La source des pathologies –définies par les sensibilités-, qui traversent les générations...

Rendre fou ? Facile : Le manque, le refus, voir la rupture de la communication après avoir généré un attachement fort, puis la confusion par des messages contradictoires… Cela renvoie vers cette passerelle pour la folie, constituée des fantasmes et des noirceurs freudiennes.

L’imaginaire laissé à lui-même, sans aucune réalité sur laquelle s'appuyer, le côté obscur de la psyché monte en puissance, il se fait entendre de plus en plus fort, l’emporte sur le réel, l’entendement, et bascule sur la perception. Ici commence la folie, quand l'imaginaire est pris pour vérité, réalité.

C’est quand on fait taire cette imagination qu’on atteint la sérénité, mais pas par n’importe quel moyen. Pour cela, le dialogue, toujours, des heures durant s’il le faut, la palabre, priorité absolue pour s’ancrer dans le réel, ne pas faire les premiers pas vers la folie et garder le groupe ensemble.

Le dialogue encore, en cas d’offense, jusqu’à la réconciliation. Surtout ne rien garder sur soi et ne pas être seul. Parler, s'exprimer dès que l'imagination pointe son nez dans une relation, dire tout à l'autre, en relativisant, sans prendre son imaginaire (ou les fruits de la raison, partie de l'imaginaire), pour une réalité, de façon à être sans cesse ramené à celle-ci, et faire taire l'ego à sa base...

Celui qui arrive à se détacher du groupe fait les premiers pas dans l’imaginaire et la raison, il se déconnecte du réel, et qu’il devienne artiste ou philosophe, qu’il présente les plus belles œuvres, les plus belles idées, cela ne part que d’une faute qui lui donnera la nostalgie des origines, une erreur sur laquelle rien de bon ne peut se bâtir. Celui qui est même suffisamment fou pourra devenir le précurseur d’une civilisation…

Les codes sociaux, les bonnes manières, les règles arbitraires et temporaires des différentes cultures visent à donner une dimension définie à l’ego pour prendre pouvoir sur celui-ci en le structurant et le limitant dans un cadre acceptable par tous comme consensus...

Avec le temps, ces notions, ces idées simples mais profondes, apparaîtront d’elles mêmes dans l'intelligence inconsciente de tout un chacun comme une nouvelle défense immunitaire contre l’une des plus dangereuse maladie humaine : la civilisatrion.

14 juillet 2006

Qui n'a jamais vu l'Afrique, les villages de brousse en périphérie des villes, jonchés de détritus et de sacs plastiques, dans lesquels les habitants vont se fournir à la décharge pour obtenir tout de suite ce qu'il leur prenait autrefois des semaines à fabriquer (à leur place tout le monde ferait pareil), ne peut rentrer pleinenement dans ces réflexions...

L'afrique, au début de la colonisation, était un continent "sous-peuplé", dans lequel il n'y avait pratiquement jamais de guerre, entre autres raisons parce que les tribus se rencontraient rarement et qu'il y avait de l'espace pour tous. La population était régulée naturellement par les maladies..

Dans l'aide au développement je ne vois que la suite de la colonisation, de l'ethnocentrisme et un désastre qui détruit des cultures aux valeurs tellement belles qu'elles ne s'en apercevaient même pas. Dans le progrès, la richesse et la prospérité, je ne vois que fuite, folie, destruction des valeurs premières et incapacité au bonheur...

Dans la médecine je ne vois qu'une faute qui nous fait aller à l'encontre de notre voie naturelle et refuser la vérité fondamentale de notre mortalité. La mort n'est pas une punition, elle est un fait naturel auquel personne n'échappe, et il ne vaudrait mieux pas la combattre mais l'accepter. Elle s'inscrit dans le destin, dans la Nature, et ceux qui la refusent ou n'y sont pas préparés sont ceux qui ont perdu ces notions pourtant évidentes, et qu'ils qualifieraient de croyances. Il n'y a pour moi aucun bien à sauver des vies ni à pratiquer la médecnie.

Je pense être prêt à laisser mourir devant moi celui qui souffre d'une maladie incurable, même si j'avais les médicaments à ma disposition pour le soigner et qu'il ne me suffirait que d'un geste. Suis-je bon ou mauvais ? Je suis par delà le bien et le mal, et j'ai l'impression d'avoir réussi quelque chose...

Les lois temporaires d'un petit monde injuste qui pourraient me priver de ma liberté ne me font pas peur.

La surpopulation (conséquence de la médecine), me fait penser aux rats qui se multiplient tellement qu'ils en deviennent pris de folie et s'entretuent mutuellement, à cause du manque d'espace. Cela s'est déjà vu, en Europe surtout...

Comme tout le monde, je vois l'Homme devenir inhumain, perdre toutes les valeurs qui ont fait de lui un mammifère sensible : Amour, famille, solidarité, compassion, pitié, loyauté, communauté (ce phénomène est prouvé statistiquement)... Je vois la justice et les lois entraver l'homme qui cherche à se conduire loyalement, et protéger les comportements pervers et provocateurs...

J'ai vu récemment un reportage "bonne nouvelle", sur la technologie se mettant au service des handicapés dans les transports, pour qu'ils aient plus d'autonomie, et de respect de la part du monstre froid. Je n'y ai vu qu'un mauvaise nouvelle, la perte d'une incitation à la solidarité, à la pitié, à la générosité, au lien, au dialogue, et au partage. La technologie a donné raison à l'aigreur, à une folle envie d'autonomie, de refus des autres et de non acceptation de sa situation...

Je suis peut être un rabat joie, mais j'ai ce défaut d'être profondément ancré dans la réalité, d'être honnête et de ne faire aucune concession. Contre cela il n'y a rien à faire.

...Peut-être l'homme-machine, la froideur, l'individualisme, sont-ils naturels et nécessaires à la survie de l'Homme ? Peut être en est-il venu à une telle multlipication qu'il change de catégorie, qu'il est nécesaire pour lui d'adopter un nouveau mode de vie dans lequel son humanité disparait, et peut-être que dans cette évolution bénéfique, les philosophes, les artistes, les poètes, sont ceux qui ont tort, une espèce en voie de disparition, et tant mieux ?..

Je pleure d'envie ceux qui n'ont jamais eu à choisir, à tout remettre à plat. Je pleure d'envie ceux qui croient encore à tout ça et qui ont adhéré au projet commun sans se poser de questions. La vérité, c'est que je rêve de ne pas avoir de conscience et d'avoir toujours fait partie du troupeau européen...

J'ai le sentiment qu'il faut arrêter de penser, banir la raison, et ne plus laisser parler que l'intelligence du coeur... C'est une grande révolution, à laquelle personne n'a pensé.

Je vomis les philosophes de la raison, les scientifiques, et tous les rationalistes quels qu'ils soient, ils sont bêtes, et ils utilisent la raison pour oublier qu'ils le sont. Ils l'utilisent comme un jouet dont ils usent et abusent par orgueil comme des petits enfants européens imbus de leur personne...

L'humanité, menée par l'européen, a choisi un chemin dans lequel les hommes ne peuvent pas la suivre...

Bientôt viendront les deuxièmes lumières, des nouveaux philosophes qui ont banni la raison, qui font confiance à l'expérience sensible, qui sont redevenu ce qu'ils étaient, il y a bien longtemps, et ils balayeront commes des détritus l'histoire de la philosophie et toute cette civilisation issue de cette erreur qu'est la raison. Parce que c'est vrai et juste, ils seront prêts à donner leur vie dans ce combat, et par leurs paroles ils sépareront le bon grain de l'ivraie...

26 mai 2006

Retour à Bucarest

Le 17 Mai :

Il y a du mieux : davantage de cafés, de verdure, ce qui rend la ville plus humaine et donnera peut-être un peu de joie de vivre à ses habitants. Mais âmes sensibles ne venez pas ici, il y a encore de la misère et certaines scènes peuvent choquer :

Ces quelques vieillards abandonnés qui mendient... Ces enfants qui font la quête aux carrefours des rues, tous ces chiens errants (j'en ai vu un entrain de manger un pigeon mort)...

Ces "agences d'escort", ces "clubs" pour touristes un peu partout : c'est nouveau, et c'est le fruit d'une reconvertion par des méthodes plus "douces" en apparence, mais bien plus perverses, des mêmes proxénètes qui faisaient de l'esclavage humain et mettaient les filles sur le trottoir en faisant preuve d'une violence sans nom. Les choses ont évolué avec l'arrivée d'une certaine loi, m'avait dit une grande âme qui luttait contre ça... Les annonces sont explicites et on en voit sur toutes les grandes artères, c'est une véritable honte pour le pays, qui rien que pour ça ne mérite pas l'entrée dans l'Europe (s'il y en a autant, c'est qu'ils doivent être lucratifs et protégés par le gouvernement).

Je n'ai pas aperçu un seul gitan. Où sont-ils, que font-ils ? Mystère. Et pourtant, d'après les chiffres, ils sont bien là, en très grand nombre...

Je me suis assis à une terrase de café en face du musée national pour écrire ces impressions, je me souviens du premier coup d'oeil, il y a près de deux ans. Les choses ont si rapidement évolué depuis...

Beaucoup de chantiers, quelques tours, des bureaux, signe d'un pays dynamique qui s'enfonce dans l'économie de marché à grande vitesse. 10 % de croissance, 5% de chômage...

Il y a toujours cette atmosphère étouffante d'humidité, et une certaine électricité...

J'ai lu que la ville a été décrétée capitale par "Dracula" : Vlad Tepes le sanguinaire. Il fallait certes une volonté infernale pour faire de cet endroit le coeur d'un pays. Entre les marécages, constamment la proie des inondations, des orages tous les trois jours, une humidité qui empêche presque de respirer, beaucoup de moustiques, à croire que la ville a été maudite et que son souverain aimait voir souffrir son peuple, ou l'écraser...

Au début du vingtième siècle il paraît pourtant que la ville était magnifique, elle était surnommée le "Paris de l'est" (comme la plupart des villes de l'est), et comptait beaucoup de larges avenues avec des immeubles haussmaniens (on peut en voir encore quelques-uns). Jugés trop "bourgeois" par les communistes, ils ont presque tous été rasés dans la deuxième moitié du siècle pour laisser la place aux horribles blocs...

Le tremblement de terre de 1978 (qui avait détruit bon nombre de ces nouveaux blocs construits à la va-vite, quand l'haussmanien avait parfaitement résisté), a servi de prétexte à Ceausescu pour raser ce qu'il restait d'ancien, dont tout un très beau quartier fait de vieilles maisons, pour édifier son avenue de la victoire du socialisme. Beaucoup d'habitiants ici croient encore à ce mensonge...

La rupture entre les générations est flagrante... Les jeunes ont l'air d'adolescents attardés, qui se prennent pour des américains des années 80, quand leurs parents semblent cultivés, intelligents, simples, chaleureux, honnêtes, gentils, hospitaliers et solidaires, tout le contraire...

Une chose très énervante : les serveuses des cafés qui se prennent pour je ne sais qui, offensées de faire leur travail, pas un sourire, pas un gentil mot, il y a parfois des envies de leur donner des claques pour leur rappeler leur égalité avec les gens tellement elles puent l'orgueil. Des pétasses, aucun intérêt de s'étendre là dessus, mais ça illustre à quel point le fossé est grand et donne le vertige, les jeunes nés entre 76 et 86 semblent d'une espèce différente de celle de leurs parents...

La Roumanie n'a plus rien de français. Aucun jeune ne parle français et tout est désormais calqué sur le modèle anglo-saxon. A la vue de l'évolution, il y aurait une certaine logique à ce que le pays adopte le drapeau de l'union Jack, en mettant du jaune à la place du blanc pour montrer qu'il y a tout de même un nuance...

Sur les roumains, je pense qu'il y a un piège culturel, un malentendu qui peut perdre le français dans cette culture :

A mes yeux, ils souffrent d'un manque cruel de communication, de dialogue ouvert, honnête et direct, ils semblent ne pas supporter la contradiction, avoir une incapacité à se remettre en question, à se reconnaître des fautes et à parler ouvertement, tout cela pour préserver l'orgueil de l'individu qui semble ici faire figure de dignité et prendre une place démeusurée. C'est quelque chose de dangereux, qui doit entrainer des tas de dérives pathologiqes, et qui doit rendre fou celui qui ne peut s'adapter ou qui ne les comprend pas. Il est fort possible que cela ne soit pas le seul résultat du communisme, il me semblait avoir lu des choses similaires à mes impressions, écrites il y a plusieurs décennies par des roumains eux-mêmes...

Les thérapies émotionnelles feraient un tabac ici...

C'est une culture dont les défauts ont fait leurs preuves : Ceausescu, le massacre des gitans, le pays préféré des détraqués sexuels... Il est temps pour eux de se regarder en face avec honnêteté, de faire table rase du passé (ils n'ont rien oublié, le terrifiant palais du parlement est toujours là comme un épouvantail en plein coeur de la ville), et d'évoluer s'ils ne veulent plus être la honte de l'Europe.

Je crois que ce qu'il y avait de bon en Roumanie est mort avec sa dernière génération. Le communisme l'a tué et elle ne revivra pas tant qu'elle n'aura pas fait son deuil de cette période. Cela passe par la destruction du palais du parlement.

A tous les hommes susceptibles de lire cette note : méfiez vous des femmes roumaines. Développer sur la nature de leur dangerosité et ses causes serait trop long et inoportun ici (peut-être entrevoyez vous ce que je veux dire lorsque j'ai parlé des problèmes culturels). J'en ai connu un exemplaire, bien hystérique, pendant plus d'un an, rencontrée dans le train entre Bucharest et Sofia, et malgré tous les avertissements sur les femmes roumaines, je l'ai aimé et elle m'a rendu fou (comme tous ses précédents amants). C'est à cause de cela que je suis ici, et je peux vous garantir ce conseil maintenant que j'y vois plus clair : ne vous posez pas de questions, fuyez les comme la peste.

-J'invite tout roumain ou connaisseur du pays à commenter ou apporter la contradiction, encore une fois ce ne sont que des impressions-

19 mai 2006

Si tu apprenais la vérité sur l'homme, et que tu savais qu'en la partageant tu le détruirais, que ferais-tu ? Serais-tu honnête, vrai, et quitte à tout perdre, prononcerais-tu cette vérité fondamentale, la détruisant par la même occasion ?

Ou garderais-tu sur toi, quitte à regarder l'humaniter s'enfoncer dans la folie, se détruire en emportant avec elle la planète qui lui a donné vie et tout ce qui l'entoure ? N'aurais-tu pas peur alors d'être complice d'un mensonge aux conséquences dramatiques ?

Choisirais-tu plutôt d'adhérer à ce mensonge, par souci de loyauté envers ton espèce ? Où va ta loyauté, avec ton espèce, ou avec la vérité ?

Si l'Homme doit être détruit, à quoi bon lutter si c'est pour la survie de la planète, si c'est un bienfait pour l'univers ? Crois tu seulement à l'univers ? Crois tu à une vérité profonde, fondamentale ?...

Ne crois tu pas que, quitte à être seul et détesté de tous, tu puisses vivre selon cette vérité et sauver ton âme de toute cette folie ?

27 avril 2006

L'apartheid en France...

Un jeune d'origine africaine ou maghrébine a très peu de chances d'arriver à un poste à responsabilité, ni même de trouver un emploi durable, si ce n'est balayeur ou les métiers ingrats que les "français" refusent d'exercer. Son destin, et c'est un fait depuis plusieurs décennies, que tous reconnaissent, sera souvent d'être laissé à lui-même dès le plus jeune âge, d'errer dans les rues, de sombrer dans la délinquance et la marginalisation, de ne voir aucune issue possible, aucun espoir de réaliser ses rêves s'il a encore la chance d'en avoir.

Il verra alors les passants blancs apeurés ou sur leurs gardes dans la rue quand il en croisera. Il verra ses soeurs accueillies à bras ouverts dans les boîtes de nuit là où il sera refoulé avec fermeté par un "gorille" noir, posté à l'entrée pour faire peur aux jeunes "français" potentiellement agressifs... Il vivra ainsi entre rejets et frustrations perpétuelles, avant de rejeter lui-même, tôt ou tard, ce pays qui lui a menti et qui ne l'aime pas, pour des raisons stupides et irréfutables qui ont brisé sa confiance et l'estime qu'il pouvait avoir de lui-même...

La révolte légitime des cités (qui montre qu'il y a encore de l'amour et de l'attente vis à vis de la France), n'a visiblement rien changé à la situation. Elle n'a eu lieu principalement que parce que la France est un pays profondément raciste (et qui ne s'en cache plus). Bien sûr, tout cela ne sort pas de nulle part...

S'il y avait encore une chance, pour les noirs et les maghrébins, de trouver refuge au sein de la communauté, comme le font les chinois, vietnamiens, et juifs, ce qui pacifie, stabilise, apporte des valeurs, du soutien et souvent du travail, alors là les choses pourraient changer... Mais non. Et même sans être communautaristes (car ils se sentent trop français pour cela), ils en sont perpétuellement blâmés par des "français" déconnectés de la réalités et perdus dans leurs vieux fantasmes. Cet acharnement, cette logique du bouc émissaire, ce profond racisme débouchera tôt ou tard sur une véritable crise de nerfs des banlieues, et elle sera bien plus violente que la précédente révolte qui n'était qu'un préambule. De la violence qui sera nécessaire aux citoyens de seconde zone pour être acceptés pour ce qu'ils sont, se révèlera les qualités intérieures des français...

Cette situation, avec des sous-citoyens à cause de la couleur de leur peau, est comparable à l'Apartheid en Afrique du Sud ou à l'Amérique des années 50.

A ceux qui osent dire, dans ces circonstances : "la france, tu l'aimes ou tu la quittes" à ces français nés en France, à ceux qui osent blâmer ces jeunes qui n'ont rien connu d'autre que la France, en leur disant de quitter le pays, il n'y a pas d'autre mot pour les qualifier que "connards". Premièrement, ils affichent ouvertement leur racisme, puisque ces jeunes qui deviennent déliquants son nés français selon la loi du droit du sol, qui est un fondement de la démocratie. Deuxièmement, quand c'est le ministre de l'intérieur lui-même qui s'y met, il s'agit d'un acte irresponsable qui donne davantage de crédit aux idées racistes, aux partis d'extrème droite, et qui les renforce, le ministre de l'intérieur étant lui même maintenant totalement dsicrédité sur les questions de la sécurité, le fondement de son discours.

Après quatre ans chagré du dossier son bilan est mauvais, il n'a rien fait sinon de grandes annonces médiatiques sans suivi, blâmer les opprimés, diviser, jouer sur le racisme des français, et laisser pourir la situation pour ses ambitions personnelles, souhaitant apparaître comme le sauveur. Un jeu fou, égoïste et dangereux, qui nourrit le front national et dont il paiera très cher les conséquences comme Chevènement il y a cinq ans. Je pense que Sarkozy sera battu par le Pen au premier tour...

Je vois néanmoins du positif dans ce qui se passe actuellement, les français sont décompléxés et affichent ouvertement leur racisme, les cités se sont rebellés, et Chirac (par démagogie ou peut être en faisant vraiment son travail), a cherché à faire accepter la situation aux français. Peut être même sera-t-il un jour vraiment possible de mesurer par des chiffres l'ampleur des discriminations... 

Enfin la France commence à se regarder en face, à s'accepter pour le meilleur et pour le pire, et cette situation d'apartheid, vue comme telle (que ce soit dans un sens raciste ou juste), pourra peut être évoluer rapidement. Il est temps qu'un Martin Luther King franças se lève et que les jeunes français de couleur noir ou d'origine maghrébine se fassent accepter pour ce qu'ils sont...

19 février 2006

Introduction

Aucune “vérité éternelle” n’est édictée ici. Il ne s’agit que de méditations personnelles, de pensées, de portes ouvertes, d’intuitions, et d’impressions visant avant tout à alimenter les réflexions. Rien de ce qui est dit ici n’est « scientifiquement » prouvé, et ne saurait être pris au pied de la lettre comme une leçon de la part d’un détenteur d’une quelconque vérité. Je ne demande qu’à être lu avec calme, honnêteté intellectuelle, ouverture d’esprit et de coeur. C’est seulement comme cela, et avec sa propre expérience, que le lecteur décidera s’il accepte ces pensées.

Le but de toutes choses...

-Le matériel est un attribut du spirituel. Le matériel tend vers le spirituel, le spirituel (fondement de toutes choses), est sa réalisation.

-La parole tend vers l’annihilation de la parole, sa non utilité pour l’expression… La pensée (raison), tend vers l’annihilation de la pensée. Ce sont des moyens pour arriver précisément à leur fin, les dépasser et arriver à un autre stade de développement, plus évolué, qui a utilisé, compris et digéré ces modes d’expression, de communication, de réflexion, comme simple étapes.

Parole et pensée sont de simples outils d’ordre « matériel », ou pour mieux arriver à leur fin, leur non utilité...

Cultiver son empathie...

Lorsqu’on est confronté à une personne triste, déprimée, et fermée, la seule chose à faire est d’accepter la situation, sa propre tristesse provoquée par la vue de cette personne, cela s’appelle l’empathie. Le partage, la libération et l’expression de cette tristesse entraîne une joie.

Qui, par refus de ses propres émotions, ne s’est jamais retrouvé à reprocher agressivement à quelqu’un de « faire la gueule », de dire, avec un sourire ironique, faisant ainsi preuve de perversité : « ça n’a pas l’air d’aller ?, ça va pas ? », sans aucun objectif sinon souligner les problèmes de l’autre pour se sentir mieux avec soi même, ou pour refuser sa vérité émotionnelle dans cette situation ? Détruire pour se construire sur ces ruines ? Tout cela pour refuser l’empathie et le partage de la tristesse, qui pourrait précisément aider et guérir cette personne ?

Qui ne s’est jamais retrouvé à vouloir se soigner soi-même en soulignant les problèmes des autres ?

Cela peut être une des utilisation négative des pensées développées ici, j’entends d’ici certains dire de façon cynique ou accusatrice à un proche: « tu as des problèmes émotionnels, etc. », ce qui est inacceptable et ne se dit pas. Cela constituerait un accès de colère, voir de cruauté, un acte destructeur, de refus de la seule réalité de la situation, qui est la tristesse et donc l’empathie pour l’autre.

On ne saurait souligner les « défauts » d’une personne sans chercher à les remplacer par des qualités.

La perversité...

Je ne parle pas ici au sens de la terrible psychose, même si celle-ci, je pense, est davantage acquise qu’innée (même s’il y a un terrain favorable, celui-ci peut probablement être modifié par l’acquis). Contentons nous de voir ici le pervers encore capable de se contrôler et tel qu’il est généralement défini.

Je pense que c’est un chemin dans la vie, des choix, des mensonges sur sa vérité émotionnelle, des actes d’orgueil, qui petit à petit rendent comme ça. Je fais le pari que c’est, à la base, issu de chocs ou manques affectifs (principalement familiaux), non acceptés et digérés qui font rompre violemment avec les lois de l'attachement.

La perversité chez un être se caractérise par la cruauté, l’incapacité à envisager des actes gratuits, des relations non utilitaires, à demander pardon, se reconnaître des fautes, et à tout ce qui correspond à l’acceptation d’une « relation » et d’un lien avec les autres. C’est la manipulation constante, le diviser pour régner, dire ce que l’ego de l’autre attend de nous, terroriser, jouer la victime, etc., dans le but de dominer, manipuler et détruire…

La terreur de la confrontation à soi (ses émotions, histoire émotionnelle), chez le pervers, peut provoquer une véritable crise de démence ou crise de nerfs lorsque cette confrontation semble émerger. De fait, le pervers, dans ses activités, sera toujours à la limite de la légalité et aura un certain génie pour se protéger, par peur de confrontation avec la justice qui l’amènerait à une confrontation avec lui-même.

Il faut savoir que pour le pervers, il n’y a pas de culpabilité, il fait ce qu’il veut quand il veut, sans avoir à rendre de compte à personne, et la moindre trace de responsabilité le met dans son état second. Je pense personnellement que le pervers bâtit définitivement sa vie sur ce mode (de protection face à ses émotions), aux alentours de l’âge de vingt ans, l’âge de la véritable maturité spirituelle.

Le pervers développe une très grande intelligence sociale, égotique, il sait repérer, galvaniser et manipuler l’ego des gens, pour les détruire, les dominer, et abuser d’eux, il est également maître chanteur.

On retrouve généralement le pervers dans les réseaux de prostitution, l’esclavage humain ou toute sorte d’activités illégales, dans les hautes sphères politiques, dans les cabinets noirs. Il s’allie facilement à tous ceux qui recherchent le pouvoir et peut être également utilisé dans les intérêts supérieurs de l’Etat, les grandes tractations industrielles et financières ou toute sorte de marché que l’on considère comme « vital ». Un pervers peut être une arme redoutable dans la politique et souvent il aura la protection d’un parti ou des faveurs juridiques (lui permettant parfois de franchir la légalité en toute impunité), pour pouvoir l’utiliser avec ses superbes dons de manipulateur et son intelligence diabolique pour détruire un adversaire. Ici, il convient d’accepter la réalité du monde et de s’intéresser de plus près à tout ce qui constitue « l’élite », et au monde politique sans avoir peur de s’y brûler les yeux…

Le mode de défense du pervers, c’est l’attaque. Comme il se sent perpétuellement menacé de confrontation à soi, il attaque au moindre soupçon de remise en question.

Mieux vaut prévenir que guérir, mais la seule chose à faire face au pervers incontrôlé et qui a déjà engendré beaucoup de mal autour de lui, étant donné que la justice a du mal à le coincer, c’est de l’empêcher de fuir, le coincer dans une pièce, l’enfermer et mettre son énergie à le faire se confronter à sa conscience. Il se dévoile alors lui-même et peut commettre l’acte illégal qui le fera partir devant la justice. Bien sûr, il faut utiliser la force, c’est la seule chose qui marche.

Le résultat d’une impossibilité à fuir peut être la libération de la haine, avec un peu de tristesse et alors le processus de guérison émotionnelle peut commencer, ou bien l’autodestruction de cette personne par son ego ou sa fierté. Il n’y a, dans ce cas, que peu à regretter, car le pervers a choisi cette voie et c’est lui-même qui s’est tué, de plus, cela évitera à l’avenir des dégâts considérables pour les proches, et pour toute personne sous l’influence de celui-ci, qui peut véritablement rendre fou, engendrer d’autres pervers et être la cause de suicides. Cela soulagera également la famille, qui vit un véritable cauchemar.

Les causes mêlées

Il n’y a de cause unique à aucun phénomène humain, et cela quelque soit le domaine (politique, religieux, historique, physique, biologique, etc.). Les causes s’imbriquent les unes aux autres dans les différents domaines et peuvent également apparaître en conséquences. J’appelle cela les causes mêlées. Il faut, pour comprendre cette notion, acquérir une perception atemporelle des phénomènes où tout est imbriqué,

Cette notion pourrait conduire à une plus grande profondeur, un progrès et la possibilité d’un grand bond en avant scientifique.

La recherche de cause unique n'est pas réaliste, c'est similaire à la recherche d’un bouc émissaire, ou d’une solution symbolique qui ne peut guérir un mal à long terme, mais souvent remplacer celui-ci par un autre. C’est une méthode similaire à celle employée par les marabouts ou par toute sorte de sorcier de village. Ce mode de raisonnement est réducteur et dépassé.

Je crois qu’il est bon d’envisager les différents modes de traduction des phénomènes (biologiques, chimiques, physique) dont la Nature s’est dotée, non dans des rapports cause conséquences, mais comme synchroniques et complémentaires les uns des autres.

Identité et émotions

a) À mon sens, l’on ne s’aperçoit pas mentalement de son identité, car elle est avant tout émotions. L’identité est basée sur l’attachement et les rapports affectifs. Elle se construit par la communication émotionnelle dans la famille et le groupe, et s’enrichit par l’histoire émotionnelle de la personne.

Il est important d’intégrer une notion fondamentale : il n’y a pas de « Je » purement autonome et indépendant, car une personne est le fruit d’une connexion émotionnelle avec ses proches, il y a une règle d’attachement fondamentale dans une famille, et par ailleurs dans la vie en général. Cela est depuis notre naissance, car l’amour est cause de notre naissance, de notre existence, c’est notre première identité. Il y a donc connexion dès le départ et cette connexion ne peut être rompue sous peine de problèmes identitaires. Et dans la famille, la défaillance d’un parent (blocage émotionnel) entraînera également la défaillance d’un enfant né d’amour.

b) La recherche extérieure de son identité peut donc être envisagée comme un mal issu d’un problème familial qui entraîne une incapacité à libérer et partager joies et tristesses, à envisager sa vérité émotionnelle.

C’est lorsque cette connexion familiale ou communautaire connaît des problèmes, ou est même inexistante, que l’on peut se lancer dans une recherche extériorisée de son identité et en adopter les stéréotypes. Cela peut être par l’intermédiaire de son emploi (je suis professeur, médecin, etc.), par la généalogie, par son appartenance religieuse, patriotique, son nom, ou encore je ne sais quel moyen plus fictif, comme adopter la personnalité qui nous plaît (et qui peut être le miroir inversé de la vraie personnalité), vue dans un film ou ailleurs.

Cela, étant donné le nombre de déceptions accumulées par les recherches d’identités fictives qui n’apportent pas ce que la personne attend, peut d’ailleurs conduire à des troubles incontrôlés de la personnalité.

Ce que je dis ici, je l’espère, ne choquera pas ceux qui connaissent des difficultés (qui sont avant tout à accepter), car ces pensées sont pour nous même, mais surtout pour les générations à venir, quand les familles seront reconstruites, et je n’échappe pas à cette règle, comme la majorité des jeunes de ma génération. N’y échappent encore moins les générations précédentes.

06 février 2006

L'affaire des caricatures de Mahomet...

Ces caricatures publiées dans un journal danois sont le fruit d'une grave ignorance, d'une profonde bêtise et d'un racisme pur et dur visant à salir, calomnier, diviser, nourrir la confusion, et faire des amalgames. Elles révolteraient n'importe quelle personne qui a une connaissance basique de l'Islam. Ces dessins sont de la même veine que les caricatures antisémites des années 30, le journal en question et l'auteur de la caricature devraient normalement être condamnés pour incitation à la haine raciale.

La colère du monde musulman est à la juste mesure de l'offense et de la bêtise de ces dessins. On peut même s'estimer heureux qu'elles ne prenne pas une forme encore plus violente étant donné que l'agression vient de ceux qui dominent le monde, imposent leur modèle et ont un complexe stupide de supériorité.

Le temps n'est pas à donner des leçons ou trouver des arguments pour se déculpabiliser, il est aux excuses, peu importe ceux qui les demandent et qui récupèrent la colère, le reste ne nous regarde pas. Quand il y a faute, et qu'il il y a une demande d'excuses légitime, il faut les faire. Ces excuses gêneraient d'ailleurs les extrémistes plus qu'autre chose...

En cas contraire, s'il y a raidissement, la colère ne fera qu'amplifier, elle tournera en haine, explosera, ou sera plus vraisemblabement refoulée par la force, ce qui aggravera le fossé et nourrira l'agressivité entre musulmans et chrétiens. 

Dans une telle situation, il n'y a que l'acceptation de la colère qui peut résoudre le conflit. Si ceux qui ont dessiné ou publié ces caricatures ne s'excusent pas publiquement, en France du moins, c'est à Chirac, le représentant du peuple français de faire ses excuses, et de demander pardon au peuple musulman pour avoir laissé commettre cette offense. Lorsqu'un membre de notre civilisation commet un acte gratuit, offenseur envers une autre civilisation et qu'il provoque leur colère, celui-ci doit être puni. C'est une règle de cohabitation.

Et pas d'hypocrisie, car ces dessins reflètent bel et bien les "idées" et tendances d'un nombre croissant d'ignorants haineux et de racistes dans les vieilles démocraties européennes, sinon ils n'auraient jamais été publiés. Ceux-ci incitant à la haine, ils doivent être sanctionnés. Il est plus que temps de s'occuper d'eux...

Peu importe qu'en pronoçant des excuses le chef de l'Etat irait à l'encontre des règles de la démocratie, elle n'est pas sacrée, elle est imparfaite et elle a ses limites. En agissant juste, et fatalement de façon "anti-démocratique", ce serait une très bonne occasion pour se remettre en question, repenser ce système et comprendre que trop de démocratie tue la démocratie et trop de liberté d'expresssion tend à tuer la liberté d'expression.

La démocratie vote Hitler, Hamas, elle donne des caricatures de ce type. Qui a dit que ce modèle sauverait l'Homme de lui même ?..

La demande de respect du monde musulman est légitime et l'Europe n'a pas à projeter son modèle sur eux, cela s'appelle de l'expansionnisme.

Invoquer la liberté d'expression dans ce cas de figure est un argument d'irresponsables. C'est le même que Le Pen ou toutes sortes d'extrémistes qui la revendiquent continuellement pour cracher leurs poisons, diviser, calomnier, exciter les incompréhensions et la colère pour régner dessus.

Pour les musulmans, voir qu'après une telle offense, les offenseurs eux mêmes refusent de s'excuser et invoquent la liberté d'expression, tout en soulignant que cette notion démocratique doit leur être enseignée, cela relève de la viciosité, et il y a de quoi s'enrager encore plus.

Le problème de la représentation du prophète ? Aucune importance, Mahomet a déjà été représenté à plusieurs reprises, y compris par les musulmans eux même, mais jamais de façon aussi bête, haineuse, mensongère et caricaturale par des chrétiens qui se prétendent "civilisés".

Jamais on a vu les musulmans s'en prendre à Jesus et le caricaturer, même en prêtre inquisiteur ou en stupide évangéliste américain. Le chrétien a le droit de s'en prendre à sa religion, le musulman à la sienne, mais il est interdit, irresponsable et immature de toucher à celle de l'autre qui ne concerne que l'autre. Seul l'exemplarité, le respect et le contrôle de soi compte et peut faire évoluer les mentalités chez les voisins...

17 janvier 2006

Au nom de la société de consommation...

Je vous fais du mal, je vous harcèle, je ne vous laisse aucun répit, pas un espace de silence. Je suis partout, même chez vous, vous ne pouvez plus me fuir, et je vous tente chaque jour avec de nouvelles drogues. Je suis un dealer, une proxénète, la reine des pervers...

Je le sais, vous ne m'aimez pas, vous me haïssez, et vous me rejetez. Vous êtes en colère... Je peux le comprendre, car moi non plus je ne m'aime pas, c'est pour cela que je passe mon temps à fuir, à aller toujours plus loin dans cette fuite, à courir, faire du bruit, harceler, donner plus, et me doter de tous les moyens possibles pour fuir ma conscience et ne pas me confronter à moi-même. Je suis une grande malade. Je suis consciente de ma folie, s'il vous plaît ne l'aggravez pas, aidez moi...

Je ne suis qu'une société, votre reflet, c'est vous et votre vide intérieur qui me nourrissez, me développez, et en me haïssant vous ne faites rien de plus que de vous haïr vous même... Je ne demande pas à être acceptée, je ne suis qu'une grande souffrante, qui a atteint la perversité, je suis malade, comprenez le. Votre colère me nourrit et me renforce. Je vous demande simplement de renoncer à la colère et de me comprendre, je vous appelle à l'aide, tous, dans le fond, la seule vérité c'est que je suis triste, le reste n'est que poussière...

Ne donnez pas raison à ma folie, acceptez votre tristesse de me voir dans cet état, et arrêtez la fuite, éteignez la radio, télé, les appareils numériques ou téléphones portables, contentez vous de votre famille et de vos prochains, ancrez vous dans la réalité, communiquez vraiment, ne comblez plus vos manques par des moyens artificiels, profitez de votre chance de pouvoir ressentir, apprécier le moment présent, et surtout, travaillez vos émotions, alors vous saurez ressentir tout ce qui est inutile et futilité, et vivre dans ce monde pervers en le comprenant et sans le laisser vous influencer, être sereins, car c'est votre le droit le plus légitime.

Alors seulement vous saurez m’aider et me guérir…

04 janvier 2006

L'agnosticisme...

A la question : "est-ce que tu crois?", l'agnostique répond : "je ne sais pas". Bien sûr, il est hors sujet... Il rejoint ainsi la fameux Saint thomas qui disait "je ne crois que ce que je vois" (un contresens). Ce que je vois, je ne peux pas y croire, puisque comme je vois, je sais, donc la question n'est plus là, on ne traite plus de croyance... On ne croit précisément qu'à ce que l'on ne voit pas, à ce que l'on ne sait pas.

Ce refus de la question et cet entêtement est étrange... L'agnostique n'existant pas et refusant d'admettre sa non croyance, il est vraisemblable qu'il soit un athée en manque de Dieu, qui espère croire, qui voudrait avoir cette capacité. Il peut être aussi un athée qui fut croyant mais qui a été déçu par Dieu, ou en tout cas par celui stéréotypé auquel on a voulu lui faire croire et qui n'a pas manqué de prouver sa non-existence...

Pour ce qui est de la question de la foi, il n'y a que des athées et des croyants, l'agnosticisme est une position de crise de l'un vers l'autre, il convient donc de se baptiser "croyant en crise" ou "athée en crise".

A mon sens, l'agnostique, puisqu'il s'obstine à s'inscrire dans une démarche avant tout intellectuelle, est plus probablement un athée malheureux, qui doit accepter sa faiblesse, son incapacité à ne pas croire, son doute, briser son blocage, et finir par lâcher prise et s'accepter en tant que croyant, quitte à ne pas savoir à ce en quoi il croit au début, et à inventer Dieu...

Il est intéressant de voir qu'aujourd'hui de plus en plus de français se réclament de l'agnosticisme. La question "est-ce que tu crois ?", n'est donc plus acceptée, plus comprise par bon nombre de nos contemporains, qui se retrouvent très perturbés par cette interrogation. La question devient de plus en plus "est-ce que tu sais?" (ce qui renvoie au fanatisme des deux côtés). "Est-ce que tu crois?" est devenu inadmissible, inacceptable, impensable, irrationnel, hors de propos, incompréhensible.

Le phénomène de croyance, quelque chose de propre à l'Homme et qui fait sa grandeur, phénomène qui a un lien fort avec la part imaginaire, la créativité, voir même l’espoir, est devenu inenvisageable. Cela révèle de l'écrasant poids du matérialisme, d’une envie de rompre avec son humanité, et de la ruine de tout ce qu'il y a de beau et de grand en l'Homme.

Il y a cependant une source d'espoir et de réjouissance à voir l'athéisme diminuer, et de plus en plus de gens adopter cette position, car c'est celle de celui qui espère connaître la croyance, qui prend conscience d'un manque, qu'il a perdu quelque chose et qui souhaite le retrouver…

J’ajouterais qu’en règle générale, dire « je ne vois que ce que je crois », est généralement bien plus vrai, juste, et respectable que d’affirmer son contraire…

26 décembre 2005

Réflexions sur la conscience universelle...

Si le schéma de l'apparition de "l'étincelle divine", l'âme ou la conscience, est bel et bien le fruit de l'attachement, la socialisation, les émotions, alors ce schéma est effectivement universel et s'applique à tout être vivant. Ainsi, les animaux les plus évolués se rapprochent de l'homme et ont une âme (ils peuvent faire preuve d'altruisme et cruauté, l'accepter ou la refuser), mais de temps en temps (comme l'homme d'ailleurs). Ou l’on pourrait parler plus juste en disant : les animaux ont une âme moins riche qui peine à se réaliser du fait même de leur animalité. Partant du principe que ce schéma est universel, on peut penser que sur d'autres planètes lorsque la vie est apparue, elle s'est développée sur le même schéma divin, les animaux les plus évolués ayant une conscience et ayant suivi une trajectoire semblable aux mammifères et donc à l'être humain.

Il serait intéressant de poser la question à un extraterrestre si vous en croisez un, un jour...

Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui, car il est très vraisemblable de penser, que si leur évolution est similaire à la nôtre, les plus évolués ont largement dépassé notre propre niveau de conscience et donc se gardent de perturber notre développement et notre écosystème. Ce niveau de conscience suffisant pour réaliser que, face à la découverte d'une culture moins technologiquement avancée, il ne faut pas interférer brutalement, mais, à la limite, se contenter d'observer, protéger la vie, sous peine d'entraîner des bouleversements effroyables dans cette culture, et provoquer une réaction d'ego destructrice.

Aujourd'hui nous réalisons cela, les ethnologues refusent d'interférer dans une culture dite "primitive" qui vient d'être découverte, mais ils la protègent, y vont à petit pas, se font accepter progressivement, ou observent leur formidable richesse, système de gestion émotionnelle et façon de maintenir la paix dans le groupe (les enseignements tirés des observations sont alors incroyablement riches et instructifs pour nous-même sur bon nombre de sujets).

La Nasa

a d'ailleurs réfléchi à la question et décidé que si des humains, lors de futurs voyages dans l'espace, découvraient une civilisation extraterrestre technologiquement moins avancée, ils se contenteraient d'observer. Tout cela est très bon signe et fait plaisir à voir… Mais. Un petit état au coeur de l'Europe occidentale, et en particulier un groupe parlementaire, constitué semble-t-il de véritables primitifs, va à contre courant. Il refuse la confrontation à sa conscience, sa période colonialiste, fait machine arrière, refuse d'accepter, et se prend pour un civilisateur, se plaçant ainsi au même niveau que des islamistes ou que quelconques fanatiques (et quelque soit le fanatisme, même républicain, il aboutit aux mêmes résultats)...

Pardon pour ces digressions, mais ainsi, quiquonque voudra réfléchir sur les pensées développées en haut, ne devra également pas oublier de regarder ce qui se passe en bas...

Sauver son âme en occident...

Je m'adresse à toute personne seule, qui se sent perdue dans la froideur, et qui recherche la paix :

Il ne suffit que d'être deux, deux à avoir une vraie communication, à connaître sa vérité historique, émotionnelle (familiale et communautaire), à s'accepter, ne jamais se mentir, rien se cacher, et à partager ses sentiments divers.